Un ptit bout d'bonheur dans un monde fané et tout rejoint sa place, redevient parfait...
Mon bonheur c'était toi.
Moi qui voyait tout en grand, me voilà toute petite, minuscule, coincée dans un monde qui fait semblant d'être mieux. Les gens font semblant d'être heureux et biens dans leur peau. Les objets font croire qu'ils sont utiles et beaux. Les politiciens font semblant d'être honnêtes et de tout controler. Dieu fait semblant d'exister et d'avoir conçu tout ce petit monde.
Et moi... Je fais semblant de n'être accrochée à rien ni personne. Je fais semblant de m'en foutre de tout, que c'est pas important. Je fais semblant d'être mieux que certaines personnes définies comme "connes" par d'autres personnes qui ne valent pas mieux. Je m'empêche de faire ce que je veux seulement parce-que je me soucie du regard des autres. Mais voilà, comme tout le monde ya des moments où je redeviens naturelle. C'est dans ces moments-là que je regrette ce que j'ai fait. Pas tout bien sûr, mais le mal que je fais, à toi comme à moi... Et je te regrette, toi.
Ta bouche sort les seuls mots qui savent noyer mes yeux. Tes "non" sont pour moi comme le pouce d'un empereur qui se baisserait à la vue d'une foule antipathique et méprisante, pour une fille méprisable...
Mais tes yeux reflètent une leur d'espoir, un peu chevrotante, oui, mais je m'y attache quand même. Advienne que pourra, je ne veux plus crever les abcès. Ca fait trop mal, ça gâche tout et comme tout abcès qui se respecte, ça revient encore plus méchamment.
Que dois-je faire alors? Me dire que la vie c'est pas ça même si "ça" en fait le plus grand bonheur? Attendre patiemment qu'on me jette, qu'on m'expulse violemment, pour enfin me dire, peut-être que la chance n'y était pas?